mercredi 31 août 2011

Everything is gonna be alright


Après avoir parcouru quelques blogs de filles au pair ainsi que ce super forum, je me rends compte qu'à la quasi-unanimité, les deux-trois premières semaines sont les plus dures. C'est apparemment le moment où on a le plus de mal à s'adapter, où la famille et les amis nous manquent le plus, etc. Alors je ne veux pas dégoûter les expatrié(e)s nostalgique qui passeront par ici en quête de réconfort, mais moi ça fait une semaine et niveau moral, tout va bien! J'ai toujours un peu peur d'avoir du mal à rencontrer des gens de mon âge parce que je suis vraiment dans un coin paumé, mais je n'ai pas l'intention de rester là à attendre que les autres viennent à moi (ce qui serait assez stupide étant donné que je passe la moitié de ma vie dans cette maudite cuisine, à la nettoyer ou à y faire à manger!). J'ai découvert qu'il y avait une grosse université à Bangor (à environ une demi-heure d'ici) et j'ai rejoint un de leurs groupes d'étudiants sur Facebook. Comme je cherche des cours d'italien ils m'ont indiqué la School of lifelong learning, des cours du soir pour adulte en gros, et qui conviendra très bien si seulement j'ai droit à des bourses... Parce que à £282 pour 12 semaines ça va pas être possible autrement!

Superbe view de la maison sur la mer et Conwy Castle juste derrière

J'essaie également de ne pas penser à la température qu'il doit faire en France en cette fin de mois d'août, surtout que quand je suis partie il y a une semaine on frôlait les 40°C; alors qu'ici il fait 15°C les jours de soleil et il paraît que c'est NORMAL. La seule chose qui m'a convaincue que c'était peut-être vrai a été de voir Emily courir partout en mini-short et débardeur comme si on était en plein été (ok, on est en plein été, mais vous voyez ce que je veux dire!).

Pour envoyer vos dons d'écharpes tricotées et autres pulls en cachemire, c'est là:
Caroline Tortel
Keewaydin, Gannock Park
Deganwy
LL31 9PZ WALES

mardi 30 août 2011

Desperate housewife

Samedi après-midi: pâte à sel pour occuper tout le monde
Être fille au pair c'est un peu comme participer à un camp de formation de mères au foyer: à moins d'avoir des petits frères et sœurs de l'âge de ceux dont on doit s'occuper, on a logiquement oublié depuis longtemps à quel point ça peut être plein d'énergie, un enfant. Ça court, ça crie, ça saute, ça salit tout ce que ça touche, bref, c'est fatigant. Ceci dit, je considère que j'ai plutôt de la chance parce que ceux sur lesquels je suis tombée sont très bien élevés et obéissants. Quand on leur dit non, c'est non, et ils ont plutôt bon caractère, donc c'est assez facile de s'occuper d'eux, d'autant plus qu'ils sont assez pleins d'imagination pour trouver tous seuls des occupations et jeux en tous genres. Pour les présentations, il y a Louisa, 6 ans, Finlay, 9 ans, et Emily, 12 ans. Ils ont aussi une grande sœur de 15 ans, Isabelle, mais elle est assez grande pour s'occuper d'elle-même -et même pas besoin de nettoyer derrière elle: elle ne supporte pas la saleté et le désordre et le fait toujours elle-même (contrairement à la majorité des autres membres de la famille, comme en témoigne le bazar qui règne dans la maison).


En ce moment c'est les vacances, donc je suis d'autant plus occupée. Pour ceux que ça intéresse (si si, on me l'a demandé!) voilà en gros ma journée: 
- nettoyage de l'inondation de lait et céréales dans la cuisine;
- départ pour l'écurie où ils montent quasiment tous les jours; arrivés là-bas je fais le groom: préparation des poneys, courir à côté de la sale bête qui ne veut pas sauter 20cm, rodéo sur ladite sale bête, etc... Jusqu'à environ 15 ou 16h;
- retour à la maison, préparation de sandwiches pour tout le monde, re-nettoyage de la cuisine;
- break entrecoupé de sauvetages en tout genre (chute de vélo, enfant coincé dans un arbre, disputes,courses-poursuites dans les escaliers...);
- aide pour préparer le repas vers 20h;
- re-re-nettoyage de la cuisine.


Kayley, la "sale bête"
Le rythme devrait être plus calme dans quelques jours, quand les cours auront repris, mais étant donné qu'en Grande-Bretagne l'école finit vers 15h30 tous les jours, j'aurais toujours des après-midi bien chargés à conduire tout le monde à droite et à gauche. Je suis enfin assurée avec la voiture familiale, donc je devrais bientôt avoir mon premier test de conduite à gauche... Planquez vos enfants!

mercredi 24 août 2011

Nous y voilà!


Enfin m'y voilà, parce que toi tu es chez toi en France ou au Maroc en train de te battre avec ton seul espoir de survie qui t'a lâché pour cause d'utilisation prolongée, le ventilateur. Ici c'est plutôt un radiateur qu'il me faudrait.

Bien arrivée à Manchester en début d'après-midi, j'ai bien cru que j'allais devoir passer la nuit à l'hôtel à me la jouer "Lost in translation" quand je me suis rendu compte qu'il manquait un chiffre à l'unique numéro de téléphone que j'avais à ma disposition et qu'au bout d'une heure personne n'était arrivé. J'étais en train de me décider sur la méthode à employer pour convaincre un chauffeur de taxi de me faire parcourir gratuitement les 132 km me séparant de Deganwy quand j'ai enfin aperçu Mark (en réalité il était simplement en retard, mais vu que je n'avais pas de portable sur moi personne n'avait pu me prévenir... ).

Une fois arrivée à la maison, accueillie par un ciel gris qui me disait "hé oui, t'es au Royaume-Uni maintenant!", j'ai pu enlever les chaussures d'hiver dans lesquelles mes pieds étaient littéralement en train de bouillir (il fallait bien faire des concessions si je voulais que me sac ne dépasse pas les 20kg) et distribuer les cadeaux. Parce qu'une fille au pair qui se respecte ne vient pas les mains vides lorsqu'elle est accueillie dans sa famille, comme on peut le constater ici. Pour toi public, les photos de quelques-uns de mes cadeaux faits maison par ma couturière perso (qui vient de lever les yeux au ciel en lisant ça): des coussins de porte et des trousses pour chacun des enfants. Ils ont plutôt eu l'air de plaire, ainsi que les gâteaux Reflets de France qui ont été dévorés en 5 min chrono!

*Note à moi-même: apprendre à lire les noms Gallois à coucher dehors qu'on trouve partout ici: "Llanfairfechan", "Penmaenmawr", "Mochdre", "Ty'n-y-Groes", etc...

mardi 16 août 2011

J-7: Un avant-goût



J'ai eu la chance au mois de mai de pouvoir passer trois jours dans ma future famille pour faire connaissance et voir si le contact passait bien. J'en ai profité pour visiter un peu les alentours avec leur fille au pair du moment comme guide touristique. Toutes les lieux pris en photo sont à 10 min maximum de la maison! ;)



Grande Bretagne + bord de mer + altitude = beaucoup de vent! Je sens que je vais aimer ce pays!



La plage est tout près de la maison, mais vu la température de l'eau on ne doit pas s'y baigner tous les jours...

jeudi 28 juillet 2011

J-26: Traduction et interprétariat

J'ai déjà parlé de mon envie de voyager, mais celle-ci n'était pas concrète tant que je n'avais pas de réel projet professionnel. Comme beaucoup je suis entrée en fac d'anglais plutôt par hasard: j'aimais bien l'anglais et je ne savais pas trop ce que je voulais faire plus tard. Mais assez rapidement j'ai découvert que j'étais plutôt bonne en traduction et que j'aimais beaucoup ça, ce qui m'a amenée à réfléchir sur les possibilités d'avenir dans ce domaine.

* Différence entre la traduction et l'interprétariat: les deux concernent le passage d'une langue à une autre, mais alors que la traduction se fait par écrit, l'interprétariat est à l'oral. Une personne qui traduit un livre est donc un traducteur, tandis que celui qui permet à deux hommes politiques de discuter est un interprète.*


La traduction littéraire, qui m'attirait le plus (j'ai toujours aimé lire et écrire) ne semblait et ne semble toujours pas  être un choix très viable: peu de traducteurs de romans vivent de leur métier qui est assez mal payé et ouvert à un très petit nombre. J'ai appris plus tard en allant demander conseil à une professionnelle (Silvia, créatrice de Melting Trad, que je ne pourrais pas remercier assez pour sa gentillesse et le temps qu'elle m'a accordé) qu'en plus de tout ça, il était fréquent qu'au cours de leur travail sur un roman les traducteurs nouent des liens serrés avec les auteurs et rendent ainsi difficile une vraie relation professionnelle. De nombreuses consultations ont lieu entre l'auteur et le traducteur, et il arrive fréquemment qu'un auteur souhaite garder le même traducteur pour son prochain livre, et l'emmène par exemple avec lui dans ses travaux de recherche à l'étranger, ce qui fait alors office de paiement. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, les vacances gratos et le chèque pour la traduction du livre...

Dans un registre moins glamour, il existe également la traduction technique, sur laquelle je me suis très peu renseignée, vu que la perspective de passer ma vie à traduire des notices de lave-vaisselle m'enchante très moyennement... Mais il semble que ce soit une filière porteuse, en particulier quand on sort de LEA.

J'ai fini par trouver un domaine de traduction qui m'intéresse particulièrement et qui offre apparemment du travail: la traduction audiovisuelle.

[en cours-en cours-en cours-en cours-en cours]
Photo:  © Jkimbo sur DeviantART http://jkimbo.deviantart.com/ 

mercredi 27 juillet 2011

Au commencement

Bienvenue!

A 27 jours exactement de mon départ au Pays de Galles, j'ai décidé de partager cette expérience, dans l'espoir de peut-être être d'une aide quelconque aux futur(e)s filles/garçons au pair. Avant tout, une rapide présentation:

Qui suis-je?

Caroline, une étudiante de 21 ans fraîchement licenciée en LLCE Anglais. Je suis originaire de l'Allier où j'ai obtenu mon bac L, mais j'ai fait mes trois ans de licence à Clermont-Ferrand. J'y ai vécu successivement en colocation avec deux autres étudiantes, en couple, et avec ma soeur.
Je suis allée en Angleterre et en Italie en voyage de classe, ainsi qu'aux Pays-Bas, en Ecosse et au Pays de Galles, mais je n'ai jamais fait de voyage de plus de deux semaines et partir une année entière a toujours fait partie de mes objectifs. Ma licence m'a également laissé du temps pour réfléchir à mon avenir: j'ai toujours eu envie de pratiquer un métier qui me fasse voyager et je suis assez bonne en langues, donc lorsque que je suis arrivée à la fac et que j'ai découvert les joies de la traduction, j'ai commencé à avoir une idée plus précise de mon avenir. L'année idéale pour partir lorsqu'on est en fac de langues étant la 3ème ou la 4ème année, j'ai commencé à m'interroger sur mes possibilités au début de ma L3.


Les autres peuvent vous montrer la voie, mais il faut la parcourir soi-même.
يمكن للآخرين أن يدلوك على الطريق ولكن عليك اجتيازها بنفسك ـ اليزابت جوج

Comment partir à l'étranger? Pourquoi avoir choisi au pair?

Pour partir un an, j'avais trois solutions:

-Erasmus:  peu d'heures de cours, beaucoup de contact avec la communauté d'étudiants étrangers, une année géniale en perspective, mais... plutôt cher. En plus, énormément d'étudiants en fac de langue essaient de partir de cette manière et les places sont par conséquent très chères, il faut avoir un dossier irréprochable (pas de rattrapages, excellent niveau en langue...) ce qui n'était pas mon cas puisque malgré un bon niveau en anglais j'étais déjà en L3 conditionnelle.
Une autre condition qui aurait pu m'en empêcher même si je n'avais pas été au rattrapages: il est impossible (du moins dans ma faculté, l'UBP) aux étudiants suivant un parcours FLE de déposer une demande de dossier Erasmus. Cette restriction concerne peut-être les autres parcours tels que arts du spectacle, documentation, pluridisciplinaire, etc, et d'autres universités, il faut vraiment se renseigner au cas par cas si on veut partir.

-Assistante de français dans un collège/lycée: le poste de rêve pour s'expatrier puisque c'est (très) bien payé et qu'il ne demande pas un niveau en langues excellent à l'arrivée, mais encore une fois ma L2 validée à moitié m'a joué des tours: on ne peut postuler qu'en L3 pour l'année suivante (jusqu'en décembre du S5), avec une L2 complète.
J'ai tout de même appris plus tard qu'il était possible de faire des demandes de poste libres (sinon il faut passer par le CIEP, via son université => http://www.ciep.fr/), mais ce genre de demande doit probablement être appuyée d'un très bon dossier, de preuves de sa motivation et de son niveau en anglais, afin que les lycées et collèges les prennent assez au sérieux pour envisager de les retenir.

-Fille au pair: a priori, je n'ai pas de vocation de baby-sitter, mais je m'entends bien avec les enfants, et l'idée d'être vraiment immergée dans la vie d'une famille britannique me plaisait. Mon but est de revenir parfaitement bilingue de cette année à l'étranger, et j'avais peur qu'en vivant dans une communauté d'étudiants (dont beaucoup d'autres étrangers) je ne fasse pas les progrès nécessaires. De plus, je redoutais un peu les nombreuses démarches administratives liées à la fac, un appartement, etc, et le gros avantage d'une fille au pair et d'être logée/nourrie/blanchie par la famille qui l'accueille.

Comment partir au pair?

Les deux solutions principales pour partir au pair sont de passer par une agence (payante) ou par un site (presque) gratuit.

Je ne connais pas exactement le fonctionnement de l'agence, n'ayant pas choisi ce moyen, mais en gros filles au pair et familles s'inscrivent, choisissent leurs préférences (pays, âge des enfants, ville ou campagne, etc) et l'agence se charge de mettre les deux en contact. Après ça, s'il y a des problèmes dans la famille, l'agence doit s'occuper du rapatriement de la jeune fille au pair ou de lui trouver une nouvelle famille dans des délais assez courts. L'agence assure donc une certaine protection des deux parties, du moins en théorie, puisqu'en me renseignant un peu sur le web j'ai pu constater que certaines agences faisaient assez mal leur travail à ce niveau.

Il existe aussi de nombreux sites qui permettent de créer un profil famille/au pair et de consulter les profils des autres gratuitement. Il faut généralement payer un abonnement (assez modique) pour avoir accès aux coordonnées des familles qui correspondent, et c'est aux familles ou aux filles au pair de prendre contact, par mail ou par téléphone. 
Personnellement, je suis passée par un des sites les plus connus et à mon avis un des meilleurs: http://www.aupair-world.fr/. L'abonnement au site coûte 40 euros, mais il n'est nécessaire que pour une des parties de prendre cet abonnement afin d'avoir accès aux coordonnées des familles/au pair, et la quasi-majorité des familles paient sans problème (c'est à dire que si une au pair non abonnée reçoit un message d'une famille abonnée, elle pourra tout de même avoir leur mail et numéro de téléphone: j'ai pu prendre contact avec des dizaines de familles et n'ai jamais payé d'abonnement). 

Je me suis inscrite fin décembre et j'ai tout de suite eu de nombreux contacts avec des familles, mais je n'ai trouvé la bonne qu'à mi-mars. Il faut dire que pendant les deux premières semaines je cherchais une famille en Italie ou aux Pays-Bas, et je ne me suis décidée pour le Royaume-Uni ou l'Irlande que vers mi-janvier. Mon "problème" principal était lié à la facilité de contact avec les familles, des centaines de familles britanniques et irlandaises cherchant une fille au pair française, donc faire le tri entre toutes était assez fastidieux: pourquoi mettre telle famille de côté en particulier? Comment voir ce que l'une a de plus que l'autre avant de les avoir réellement testées? 
Mais il faut bien faire un choix, et lorsque Kathi et Mark m'ont contactée en mars j'avais résolu de me décider rapidement. Le courant est bien passé entre nous, j'ai pu voir qu'ils habitaient dans une région magnifique et nous avons décidé que je viendrais en mai pour une première visite en guise de prise de contact avec tout le monde.

Le temps que j'ai mis à trouver une famille m'a semblé être normal, ou peut-être un peu long: la plupart des filles au pair trouvent en environ 2 mois.

/!\ A savoir: Il est obligatoire de passer par une agence pour partir aux USA.
/!\ A consulter: Guide de l'au pair au Royaume-Uni: http://www.aupair-world.fr/index.php/au_pair_program/uk/au_pair

calligraphie:  © Hassan Massoudy http://hassan.massoudy.pagesperso-orange.fr/index.htm