jeudi 26 janvier 2012

Mercredi at the LV

Mark m'avait prévenue: Cork c'est LA ville où les gens sont fous et savent s'amuser comme personne. Si vous voulez de la bière et de la musique, c'est la destination idéale. Niveau musique, j'avais déjà eu l'occasion de voir un petit groupe de musique trad dans un pub perdu de l'anneau du Kerry et de danser sur du rock à An Brog ou Crane Lane. Ici on trouve bien plus qu'en France ce genre de bar/boîte avec de la musique très variée, ce qui change de l'électro et RnB qui passe en boucle ailleurs. Mais ces deux derniers pubs, situés en centre-ville, sont très fréquentés par les étudiants et restent un peu toujours dans le même esprit (cela ne leur enlève rien, ils sont toujours bien plus vivants que la majorité des boîtes en France).
Mercredi soir, en revanche, j'ai pu découvrir le LV, qui sort un peu de l'ordinaire. Juliette et Adeline m'avaient déjà parlé de ce pub où on trouve peu d'Erasmus et où le groupe d'Elise (une Française rencontrée ici), The Flash, a fait un concert à la Toussaint. Claudio (notre ex-colocataire) et Antonio (notre voisin) ont également déjà joué là-bas, car tous les mercredis soirs le LV organise des "live sessions" où n'importe qui peut chanter un ou deux morceaux. Comme Elise rentrait en France vendredi dernier, c'était ma seule occasion de la voir chanter.




Ce pub est dans le plus pur style irlandais, et quand j'y suis rentrée j'ai cru m'être trompée d'adresse: on m'avait parlé d'une salle assez fréquentée par les musicos du coin, mais en arrivant au bar, je me suis retrouvée entourée d'Irlandais d'une cinquantaine d'années devant leur Guinness post-journée de travail. Pas de musique, pas de Claudio , pas d'Elise. Ce n'est qu'après avoir fait une ou deux fois le tour du bar que je me suis décidée à vérifier si la porte marquée "toilets" ne mentait pas. Voilà ce que j'ai découvert en la poussant:

Claudio "Psycho killer"
Antonio

La salle aux murs rouges, décorée de grands miroirs et des classiques affiches Guinness n'était pas très pleine, mais avec assez de chanteurs/chanteuses et guitaristes pour qu'il y ait une ambiance familiale et joyeuse, qui donne envie de se joindre au mini-concert. Claudio a d'abord chanté une chanson en italien, puis il a (très très bien) repris "Psycho Killer" des Talking Heads. Ensuite, entre d'autres performances (comme une reprise féminine folk de "Fly away"), Antonio s'est joint à lui pour leur au revoir musical à Elise, qui, elle, a finit la soirée avec le morceau qu'elle chante apparemment tout le temps là-bas, "Hit the road Jack" (enjoy les bruyants "What'cha say!" d'Antonio et Claudio qui accompagne le tout au tambourin):



jeudi 19 janvier 2012

Dimanche, tea party.

Le week-end dernier a été bien rempli, surtout grâce à la désormais classique Erasmus party le vendredi soir. Elle était organisée pour tous les étudiants internationaux au Bailey's, le tout premier pub/club que j'avais vu en venant à Cork en octobre et on peut dire qu'il y avait de l'ambiance! Pas trop d'Irlandaises à moitié à poil puisque la salle était remplie presque uniquement d'Erasmus. Un petit aperçu vidéo:


Histoire de se reposer un peu le dimanche, nous avons été invités chez Nadia et Bea l'après-midi pour l'édition 2012 de leur tea-party. Le principe: pour faire de la place, pas de petit déjeuner (mais comme la plupart d'entre nous se lève à l'heure du déjeuner, c'est facile), pas de déjeuner, et en milieu d'après midi chacun apporte quelque chose à manger du style gâteaux, cupcakes, sucreries et de préférence faits maison et tout le monde se goinfre et bavarde pendant quelques heures. 

On y est donc allés à quatre avec Giovanni, Hector et Caterina, munis d'un cheesecake fait par Gio et d'une tarte trois chocolats faite par Hector. Oui, chez nous c'est les hommes aux fourneaux et les femmes... sur le canapé. On appelle ça la parité. Demandez à Juliette, elle vous l'expliquera très bien (quand elle aura fini sa sieste).


C'est joli, mais quand on oublie le sucre... c'est juste joli.

Alors que ça, c'est joli ET trèèès bon!


mercredi 18 janvier 2012

It's back baby.

Ceux d'entre vous qui ont essayé de consulter le blog ces derniers jours ont eu la surprise (comme moi) de tomber sur une page annonçant sa suppression. Moi aussi j'y ai cru un instant, je me suis demandé quel règlement de Blogger j'avais bien pu enfreindre pour être modérée sans avertissement, puis j'ai réalisé: rien n'a évidemment été supprimé, j'ai simplement essayé de modifier l'adresse en "carolineturnsirish" afin qu'elle soit cohérente avec le nouveau titre du blog, mais je n'avais pas pensé que forcément, le lien serait différent et que donc "carolineturnswelsh.com" ne mènerait plus à rien. Mais l'erreur est maintenant réparée, l'adresse est redevenue la même que ces derniers mois, alors pas d’inquiétudes à avoir!

Toutes mes excuses pour le délai de remise en place, mais nous avons eu une coupure de connexion de 24h qui nous a laissés démunis, tristes, orphelins. Bref, une coupure qui m'a obligée à attendre environ 2h53 au téléphone qu'un "conseiller UPC"* veuille bien décrocher et m'expliquer que la connexion serait "rétablie d'ici une heure" (eh oui, on a les références culturelles qu'on mérite). Une heure voulait en réalité dire 24, mais j'aurais du me douter qu'UPC était situé dans un espace-temps différent, vu que le standard téléphonique m'avait annoncé 5 min d'attente.

*notre fournisseur d'accès internet local

mardi 3 janvier 2012

Un blog à renommer bientôt.


Après un retour au sources plutôt attendu dans ma campagne française, me voilà presque prête à repartir. Bien que je sois plutôt impatiente, j'appréhende aussi pas mal le voyage qui m'attend demain et jeudi.  

Pour me comprendre, il faut d'abord savoir que j'habite en province, assez loin de Paris. Ensuite, il faut savoir que le but final de mon voyage est la ville de Cork, mais qu'il n'existe qu'une seule compagnie aérienne qui fasse Paris CDG-Cork, -AerLingus- et que ce n'est pas une compagnie low-cost. Comme je suis un peu fauchée et que j'ai réservé mon billet à peine un mois avant la date prévue pour mon départ, j'ai du prendre un vol avec RyanAir, ce qui m'oblige à arriver non pas à Cork, mais à Dublin. De plus, l'unique vol qui était disponible ce jour-là part à 9h25 (traduction: être présente à l'aéroport à 7h30) et ne part pas de Paris CDG comme je l'ai d'abord cru, mais de Paris Beauvais. 

En bonne petite provinciale innocente que je suis, lorsque j'ai réservé mon billet et que j'ai vu ce nom d'aéroport inhabituel, j'ai eu pour seul réflexe de penser "Paris Beauvais? Bah, il y a marqué Paris, ça peut pas en être bien loin!" et de cliquer joyeusement et en toute confiance sur le bouton valider. ERREUR. Comme j'aurais du le remarquer si j'avais eu un minimum de sens logique, Beauvais  CDG et se situe en réalité à 70km de Paris... Mais il en fallait plus pour m'arrêter, et après avoir cédé à la minute de panique de rigueur, je fus une nouvelle fois sauvée par Google, qui m'informa aimablement de l'existence de navettes Paris city - aéroport. Une heure de bus et 15 euros dans tes dents.

Voici donc mon voyage aller, ENJOY:

*mercredi, 17h30: Moulins-Paris, durée 3h25;
*jeudi matin:
heure à déterminer: RER durée à déterminer;
6h15: bus, durée 1h;
7h30: 2h d'attente plus ou moins justifiée à l'aéroport;
9h25: avion, 1h30;
11h: bus, 5h30 (à moins que le bus tombe en panne comme la dernière fois, comme me l'a très gentiment rappelé Hector);
16h30 (si tout va bien, donc): dernière ligne droite avec une demi-heure de marche en montée et dans le froid avec 30kg de valises.

Ça va être fun tout ça.
Je vous raconterai bien sûr les emmerdements qui ne manqueront pas de m'arriver en route... (heureusement j'ai de quoi m'occuper!)

samedi 3 décembre 2011

Wednesday morning


Il ne me reste pas beaucoup de temps à passer ici (moins de deux semaines!) et même si j'ai plutôt hâte d'en finir j'essaie d'en profiter dès que possible pour immortaliser une dernière fois l'endroit superbe dans lequel je vis. Cela faisait un moment que j'avais envie de prendre en photo la vue de Deganwy sur Conwy Castle le matin: quand le soleil se lève, la lumière sur les nuages, dans l'eau et sur Conwy donne une vue incroyable. 




Bien sûr, en général lorsque je passe ici le matin c'est avec une bande de gamins qui se disputent derrière moi et une ado hargneuse à côté, donc personne n'en profite beaucoup... Mais mercredi c'était la grève (hé oui, ça arrive ici aussi des fois!) et je n'avais que Finlay à emmener à l'école, ce qui rend le voyage bien plus rapide et agréable, et au retour j'ai pu faire un détour par le port de Deganwy pour prendre quelques photos que voici:


Conwy

Deganwy


Deganwy marina

Conwy Castle

vendredi 11 novembre 2011

Faits et fées

Faits

Un peu de contexte au milieu de toutes ces photos: j'avais prévu de rester ici (au Pays de Galles) jusqu'au mois de juin 2012 comme fille au pair dans la même famille. Mais au bout de deux mois, de zéro sortie et de nombreuses remontrances pour cause de travail mal fait, je me suis rendu compte que le boulot de fille au pair ce n'était pas vraiment mon truc. Ou plutôt ça l'est, si je sais que ça fini bientôt. Le problème ne vient pas de la famille, que je pense toujours avoir très bien choisie, mais du fait que je suis vraiment coupée du monde ici. J'aurais aimé rencontrer d'autres jeunes de mon âge, sortir un peu, pouvoir faire du tourisme, mais j'ai du me rendre à l'évidence: ce n'est pas possible. Je sais qu'ils ont eu une fille au pair qui est restée un an et franchement, je me demande comment elle a fait. C'est un endroit superbe quand on est enfant ou parent, mais entre les deux, pas vraiment. Au début ça m'a plu d'avoir un break "campagnard" après la vie très citadine que je menais l'année dernière, mais passé deux mois à ce rythme-là j'ai un peu craqué, et je n'ai même plus envisagé de rester l'année entière.

Encore une fille au pair...

Heureusement ma décision est très bien passée auprès de Kathi et Mark et ils m'ont rapidement trouvé une remplaçante pour le mois de janvier. De mon côté, j'ai commencé à me demander ce que j'allais faire après, puisqu'il n'est pas question pour moi de rentrer en France à ne rien faire. La question de la destination a été très vite réglée puisque j'avais entre-temps passé quelques jours en Irlande et adoré Cork, l'ambiance de la ville et de la colocation où vit Juliette, les gens super sympa et accueillants... Donc j'ai commencé à chercher une famille à Cork pour repartir au pair, mais depuis je me suis rendu compte que c'était presque mission impossible: sur les sites d'au-pair toutes les familles ne renseignent pas leur ville ou même leur région, donc je devais passer chaque profil au peigne fin pour essayer de trouver l'info qui m'intéresse. Au final, je n'en ai trouvé que deux, dont une seule me convenait, et elle ne m'a pas recontactée... 

Mais je n'ai pas élargi mon choix pour autant, car je sais où je veux aller et ces quelques mois au pair m'ont fait comprendre que si quelque chose ne va pas avec la famille où l'on est et si c'est quelque chose d'immuable (le nombre d'enfants, la région où ils vivent, etc) le problème ne va pas se "tasser" avec le temps. Au contraire, bien qu'il y ait des jours avec comme des jours sans, dans l'ensemble la situation ne fait que devenir plus difficile à supporter. Donc lorsque j'ai réalisé que mes critères étaient tellement stricts que je ne trouverais jamais une famille, je me suis demandé pourquoi ils étaient si stricts, et la réponse était sous mon nez: être au pair, ça me gonfle. Si je faisais autant de bourdes au début et que j'oubliais autant de choses, ce n'est pas juste parce que je suis tête en l'air (un peu quand même haha!), c'est surtout parce que je n'en ai rien à faire que le linge soit plié comme ci et pas comme ça, que les enfants aient à manger dès qu'il entrent dans la voiture en sortant de l'école (ils peuvent bien attendre d'être à la maison!), que l'aspirateur soit passé tous les deux jours, etc. Je ne suis clairement pas faite pour être femme au foyer. Never was, never will be.

J'ai donc fait le deuxième choix le plus raisonnable: j'emménage là-bas en janvier (au moins j'ai un appart et des colocs!) et je m'inscris au pôle-emploi Irlandais. Souhaitez-moi good luck! 

Fées

Bonus exclusif: les maisons de fées tant réclamées! (oui, les photos sont un peu moches, c'est bien pour ça qu'à la base je ne voulais pas les poster... Vous l'avez voulu!)



jeudi 10 novembre 2011

Turning Irish (3/3 and pictures)

Day 1


Les superbes vues de Killarney...






Day 2




Pourquoi se casser les fesses à remonter la côte en marchant?

Claudio et Juliette se la jouent "Feux de l'amour"

Des algues bizarres...

Day 3

Dimanche matin, après un autre petit déjeuner "typique", nous préparons nos valises et enfilons des chaussures de marche: malgré le brouillard encore plus persistant que la veille, nous allons faire une mini-randonnée à travers Cahersiveen (où nous logeons) et jusqu'aux vestiges de Cahergal et Leacanabuaile stone forts. Cela représente à peu près une heure et demi de marche à pied, et en bons étudiants râleurs que nous sommes, nous commençons à nous demander si on ne s'est pas un peu fait arnaquer avec ce week-end... La marche aurait sûrement été plus intéressante avec un peu plus de soleil, parce que le ciel gris n'embellit pas vraiment le paysage, mais les deux stone forts valent le coup d'oeil. 
Je devrais aussi raconter que le dimanche a failli tourner à la sauce Agatha Christie: en sortant de Cahersiveen, un d'entre nous a aperçu une masse informe de vêtements couchée sur un banc au bord d'une rivière, complètement immobile. Notre accompagnatrice a alors volé à son secours (oui, parce que faire la sieste sur un banc au bord d'une rivière ça semble un peu moins normal à 9h du matin un dimanche, sous la pluie. Les bouteilles vides tout autour ont peut-être aussi contribué à lui mettre la puce à l'oreille, qui sait?). Cette brave dame faisait donc un petit coma éthylique (j'en connais qui ont du passer un samedi soir mémorable!) et était apparemment très reconnaissante que Marianne, notre accompagnatrice, ait appelé les secours.


L'après-midi a commencé sur le Derrynane House tour, la visite de la maison de Daniel O'Connell (unique spécimen d'homme politique honnête et désintéressé, on comprend qu'ils fassent visiter sa maison). Des sentiers à travers une petite forêt à l'arrière de la maison mènent aux fairy houses, des petites maisons de 30cm de haut maximum, faites de bric et de broc dans des troncs d'arbres. L'une possède une petite terrasse avec une piscine-coquillage, l'autre n'a pas de porte mais une balançoire en ficelles à l'intérieur, etc. Quand j'ai montré les photos à Louisa en revenant, elle était enchantée de voir des "vraies maisons de fées" (bien qu'un peu déçue que je n'ai pas de photos des fées en question). Avec ça et des plantes assez étranges dont les feuilles faisaient bien un ou deux mètres de large (photo ci-dessous), le jardin de cette maison avait tout de la fameuse magie celtique/irlandaise!




Killarney, Ladies' view

Molls Gap

Photos: Adeline